Metal Heart

LE CUL AU RAS DES PAQUERETTES.

# Posté le lundi 29 juin 2009 04:22

Black Ballon

Black Ballon





Et je suis devenue dingue de chez dingue.
Parano, Dr Gonzo en pire.
Déjà quatre, plus que le reste. Comme avant.
L'angoisse de lui, d'elle. De l'année prochaine. D'être seule.
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# Posté le dimanche 28 juin 2009 03:57

[ Heartbreaker - Metronomy ]

[ Heartbreaker - Metronomy ]


















J'ai chialé parce-qu'elle dormait, mais j'ai pas su étouffer les sanglots. J'étais terriblement seule, même si la plupart des personnes que je chérie était présente. J'avais froid et je ne me supportais plus. Je ne sais plus vivre et je deviens invivable. Je ne reconnais plus personne, et je sais qu'un jour on m'oubliera. Je ne serai qu'un souvenir de plus dans la mémoire des gens. Pas de place particulière. Complètement enfouie avec les autres nausées de la mémoire. J'ai beau me débattre et y croire de toutes mes forces, je ne suis qu'un corps. Me jeter contre les murs et vomir ma vie n'a rien changé. Je n'ai rien trouvé. Je ne me suis pas sentie plus fiable, plus intègre ni plus humaine. Je suis le résultat de n'importe quoi, d'un chaos. Et je sais qu'un jour je perdrai tout, parce-que ç'a toujours été le cas. Je ne vis qu'à travers la superficialité, c'est-à-dire rien. Ma tête explose sous la douche et derrière les rideaux. Je ne suis qu'une pâle copie de moi-même. Je m'accroche tellement à ce qui me reste qu'un jour je perdrai tout. Absolument tout. J'aurais voulu la croire quand elle me disait que je ne serai jamais seule, mais même quand je suis avec moi-même j'ai l'impression d'être au milieu d'un désert. Personne ne suit les gens comme moi. Le soleil derrière les persiennes n'y peut rien, ni les projets pour le futur. Je serai moi, et c'est ce que je redoute le plus.

# Posté le mercredi 04 mars 2009 02:38

Modifié le vendredi 01 mai 2009 13:11

[ I know what boys like - The Waitresses ]






PARLEZ MOI DE VOUS.







# Posté le samedi 31 janvier 2009 13:08

Modifié le vendredi 01 mai 2009 11:19

Ne faut-il pas commencer par se haïr, lorsque l'on doit s'aimer?

Ne faut-il pas commencer par se haïr, lorsque l'on doit s'aimer?
J'ai cherché toutes les solutions, trouvé toutes les excuses. Passé en revue ma vie, mes amis, l'amour et les projets. Retourné les souvenirs, déchirer des pages de journal intime, des photos. Chialé dans ses bras, hurlé dans le désert. J'ai balancé des choses horribles à la face des gens qui m'entourent. J'me suis défonsée, retrouvée plus bas que terre. J'ai essayé de chanter d'anciennes mélodies, de me rappeler de lui et de quelques moments. J'ai voulu me jeter sur lui pour qu'il ne me laisse plus jamais toute seule. Je l'ai fuis pour les même raisons. J'ai cru de belles paroles de beaux inconnus, avalé mon calendrier Kinder. Paniqué, réfléchi puis retrouvé mon si cher chemin. Le dos courbé et la tête pleine. J'ai rigolé de fièreté devant mes frites. Puis il m'a pris la main, on a fumé, mes collants violets et mes ongles jaunes, mon sourire dans le sien. J'ai hurlé. Encore. Couru dans des rues noires de désertes. J'ai perdu pour toujours la personne que j'aimais le plus. A cause de ces conneries. De toutes mes crises, de mon renfermement, de ma grande gueule. Et je suis là. Le coeur qui déborde, Lui qui ne décroche plus. Et la vie, qui a déserté mes épaules creuses.

# Posté le mercredi 10 décembre 2008 04:03

Modifié le vendredi 01 mai 2009 11:01

[ Cassius - Foals ]

[ Cassius - Foals ]
Un jour je croirai aux mensonges que l'on me fait avaler de tous les côtés. Je n'aurai plus la peur au ventre une fois sur la table d'oscultation, à regarder la pendule accrochée au-dessus de la tête de mon médecin. Mais pour l'instant, c'est moi qui mens. Je suis la menteuse et vous êtes ceux qui avalent coup sur coup mes histoires. "Oui je vais bien" ou, entre autres, "je me suis juste couchée tard hier soir". Vos mots rassurants n'ont guère de place là où il fait constamment froid et vos regards bienveillants se retrouvent vite refoulés quelqu'un part, à l'abris de ma conscience. Je suis convaincue que ces deux années passées en enfer sont bien résolues, et que cette troisième année n'est qu'un large enjambement pour atteindre la liberté. Je n'ai même plus peur. Je ne veux pas avancer, je ne veux plus penser au passé. Je veux vivre. Aujourd'hui, et que je contredise Pascal et ses belles pensées! J'exige passer mes journées à penser seulement au présent, en envoyant balader tous ces projets pour l'avenir. Parce-que c'est lui qui me mange. Il est bien trop prometteur alors qu'il n'est constitué que de belles paroles. Alors revoyez vos avenirs déjà tracés, profitez de l'instant présent et achetez un bouquin d'Epicure!

# Posté le mardi 21 octobre 2008 14:14

Modifié le vendredi 01 mai 2009 11:07

[ Something about us - Daft Punk ]

[ Something about us - Daft Punk ]
__ Je fais un signe à Mona et Griffin quand ils passent à proximité pour aller jusqu'à la maison, puis je regarde le paquet de Benson & Hedges mentholées près d'elle, près d'un cendrier du restaurant La Scala et du lecteur de cassettes. Elle s'est mise à fumer quand elle a appris ce qui lui arrivait. Je m'installais sur son lit et je regardais MTV ou une vidéo sur le magnétoscope, et elle allumait cigarette sur cigarette, essayait d'inhaler, s'étouffait, fermait les yeux. Parfois même elle n'y arrivait pas.Elle écrasait alors la cigarette dans le cendrier qui en contenait souvent déjà cing ou six dans le même état, et elle en allumait une autre.

[...]

__ Parfois elle restait là deux heures à regarder les cigarettes se consumer l'une après l'autre, elle en rallumait encore une, et elle me disait qu'un jour ou l'autre elle y arriverait, et tout ça me bouleversait et je la regardais ouvrir une nouvelle cartouche, Mona regardait aussi, et parfois elle gardait ses lunettes noires pour que personne ne voie qu'elle avait pleuré, et elle disait que le soleil lui faisait mal, ou que, le soir, c'était les lumières dans la maison, elle mettait alors ses Wayfarers, parfois elle se plaignait de la luminosité de l'écran de la télé grand format, mais elle la regardait quand même, ça lui faisait mal aux yeux, mais je savais qu'elle était à bout, qu'elle pleurait beaucoup.

[...]

__" Il faut rentrer, je dis, la marée monte.
- Je veux rester, dit-elle.
- Mais il fait froid.
- Je veux rester, dit-elle plus faiblement, j'ai encore besoin de soleil. "
__Une mouche échappée d'un paquet d'algues se pose sur sa cuisse osseuse et blanche. Elle ne la repousse pas. La mouche reste là.
__" Mais il n'y a plus de soleil", je dis.
__Je commence à m'éloigner. Quelle importance? Quand elle aura envie de rentrer, elle rentrera. Les rêves d'un aveugle! Je remonte vers la maison. Je me demande si Griffin va rester, si Mona a reservé une table pour le dîner, si Spin va appeler. "Je sais ce que le mot mort veut dire". Je me murmure ces mots avec toute la douceur possible parce-qu'on dirait un mauvais présage.

# Posté le samedi 20 septembre 2008 03:31

Modifié le vendredi 01 mai 2009 10:57

[ Funkadelic - Maggot Brain ]

]______J'ai commencé ma journée par une Marlboro, les yeux encore gonflés de la veille. Un vieux jeans troué, une vieille paire de converses déteinte, une chevelure négligée, des ongles jaunes et les Velvet Underground pour religion. Pas besoin d'une heure cloitrée dans la salle de bain pour avoir l'air de sortir tout droit des années 80/90. Les pétasses parisiennes qui traînent dans le métro avec leur coupe de cheveux dûment laquée et leur pantalon industriellement troué devrait apprendre qu'avoir un cd réédité de Nirvana ne suffit pas. Les Guerilla Poubelle avaient bien raison: être punk aujourd'hui c'est avoir un boxer pull-in.
______Et je suis partie avec du Cypress Hill dans le crâne. Bien loin de ces dernières vacances euphorisantes et hallucinantes. Dormez trois jours dans une tente inondée uniquement pour voir une des plus grandes figures du rock des années soixantes, cassez-vous le dos d'avoir trop fouillé dans des sacs de lunettes vintages ou de converses déchirées d'une friperie inquiétante, hurlez d'hystérie quand un vinyle de Pink Floyd vous passe sous la main, sous le regard d'un charmant vendeur tout droit sorti d'une autre époque qui sait exactement ce que vous êtes en train de ressentir, éclatez vous à un concert punk dans un miniscule endroit avec six gars, faîtes pleurer de joie un slameur bourré rencontré dans une petite rue, courrez en rigolant à n'en plus pouvoir respirer sur un boulevard désert en pleine nuit afin d'échapper à des habitants réveillés malgré eux [...]! J'ai touché l'essentiel du bout des doigts cet été, sous l'accablante chaleur de ma Provence. La vie ne peut être belle qu'ici, sous un ciel d'étoile filante à la suite d'une écrasante journée. Et avec eux. Les présents, les absents, ceux qui vivent grâce à mes souvenirs. Je suis constituée de toutes ces personnes, j'ai croisé tellement d'êtres humains de toutes sortes qui m'ont touchée que j'en suis ressortie esquintée. De bonheur, d'espoir, de mélancolie.
______Me revoilà à la case départ. Pour une année, pour la dernière au lycée. J'ai des envies d'Ecole d'Art pour le futur à force de me perdre dans leurs propositions: design? architecture? dessin? stylisme? [...]. En attendant, il me reste un an à passer auprès de mes Princesses. Il n'y aura que de l'amour, des rires et des commérages. De l'art, de la philosophie et de la littérature. Des cafés, des clopes et des histoires. La nôtre.

# Posté le mercredi 30 juillet 2008 03:59

Modifié le vendredi 01 mai 2009 10:52

[ California Dreamin - The Mamas and the Papas ]

[ California Dreamin - The Mamas and the Papas ]
_______Prenez douze jeunes au rêve de Woodstock et à l'aventure facile. Lâchez-les dans un festival, filez-leur des bières pression fraîches, donnez-leur du vrai rock à écouter et voyez le résultat: une jeunesse défoncée de musique sous une pluie glaciale en plein mois de juillet. On est parti un vendredi 11 juillet à cinq heure du matin, après une nuit de quelques heures précédée par des éclats de rire entre Maffiew, Cassie et moi; on est revenu un lundi 14 juillet aux alentours de quinze heure cette fois-ci après trois jours de bonheur et un trajet en train plutôt fatigué.
_______On pouvait imaginer nos trois jours de galère rien qu'en voyant nos chaussures: de la boue pleins le plastique blanc déjà bien usé de nos converses de toutes les couleurs tristement déteintes à cause de la pluie et de la saleté. Rock'n'roll honey! On s'est déchainé sur du Patti Smith en pensant à ce festival qui s'est déroulé il y a déjà 29 ans de ça à Bethel, dans les mêmes conditions. J'ai chanté comme une groupie toutes les chansons des BB Brunes avec Laetitia, pensé que je pouvais mourir desuite après "ocean" de John Butler et rigolé devant Thomas Dutronc. J'ai couru avec Cassie, Laetitia, Marilys et Charlotte sous une pluie battante pour rejoindre le camping. On rigolait comme des connes complètement débiles parce-qu'on était un peu trop heureuses. Il n'y avait plus rien dans nos esprits, juste courir toujours tout droit. "Merde, il est où le camping? on finira bien par le trouver, t'inquiète! et notre tente? c'est celle-là? vite Cassandre cours y'a un type à l'intérieur il ouvre la fermeture éclair! "
_______On était là bordel, on respirait et on avait des rêves pleins les yeux. Dormir dans une tente inondée? porter des habits humides? se laver dans une douche crade? courir pieds nus dans l'herbe trempée? sortir en caleçon ridicule? s'imiscer dans la conversation de nos voisins de tente? se prendre les pieds dans les fils des tentes et les désardiner? je suis partante! J'étais là! Notre corps ne voulait que danser et boire de la bière fraîche. Et au fond, quoi de plus important que la musique... une chose. C'était le dimanche soir, aux alentours d'une heure du matin. La pluie tombait encore mais ça n'avait pas d'importance, après avoir vu John Butler Trio jouer. Cassie, Laetitia et moi, un bar sur le port, un chocolat chaud, un grand verre d'eau. De l'amitié, vous savez. On était toutes les trois, comme avant, quand nous ne jurions que par nos esprits de déglinguées. Elle était encore en vie, il y avait encore son sourire. Celui du bonheur. J'étais tellement pomée qu'en soirée je n'étais plus moi, mais j'étais heureuse. Enfin je crois. Bien des années lumières plus tard, nous voilà réunies autour d'une table à siroter quelque chose de chaud pour oublier nos habits trempés. On rit, on pleure, on critique, on s'extasie, on s'embrasse, on se serre dans les bras. On vivait.

Certains de mes compagnons de route : Maffiew *, Cassie *, Margot *, Céline *

" La musique est peut-être l'exemple unique de ce qu'aurait pu être - s'il n'y avait pas eu l'invention du langage, la formation des mots, l'analyse des idées - la communication des âmes. "
Marcel Proust


JE REPARS pour La Rochelle.

# Posté le mercredi 09 juillet 2008 15:30

Modifié le vendredi 01 mai 2009 11:06

[ A Sunday Smile - Beirut ]

[ A Sunday Smile - Beirut ]
_____Au fond, à quoi sert d'apprendre des choses par coeur pour qu'un jour nous en oublions les noms. La vie est plus légère que ça. Elle file entre vos doigts sans y laisser de traces, est un fruit au goût acide et au noyau bien trop rugueux. On s'efforce de l'habiter alors que notre existence, au fil des années, ne sera plus qu'un souvenir lointain pour quelques esprits dont nous aurons touché la sensibilité. Je l'ai vu s'effacer petit à petit, sans y prêter attention. Sa voix, qu'est-elle devenue? et nos idées absurdes pour l'avenir? Envolées, comme les cendres d'une cigarette fumée au coin d'une rue où la présence n'est plus, où l'existence est portée absente. Alors à quoi bon y croire? L'éphémère est plus fort que tout, il guide nos pas au travers de la réalité sans qu'on puisse maitriser quoi que ce soit. L'éternelle trace dans le sable balayée par le courant. Par la vie. Elle arrive et se retire comme elle en décide, laissant quelques âmes mortes au détour d'un virage dangeureux. Et que devons-nous faire. Continuer? Suivre et vivre cette lente agonie qui nous mènera là où il est déjà, ou profiter de la moindre parcelle de bonheur et d'espoir.
_____Alors respirez! Baisez dans des champs de coquelicots et échouez-vous au plus loin que l'adrénaline et l'euphorie puissent vous mener. Vivons comme les personnages de Huit Clos, acceptons le destin et attendons qu'il se lasse. J'irai rouler à fond avec Martin sur des petites routes de campagne en chantant la bande originale de Death Proof pour me sentir vivre s'il le faut, même si la mort peut venir à tout moment. Pleurer jusqu'à être assechée avec Tiphaine devant 2h37 et danser devant Pete Doherty pour ne plus sentir mon corps sous les yeux de Cassandre . Je m'étoufferai d'avoir trop rit grâce à Mes Amours et à Ma Bande de Gays, mourrai d'amour dans Ses bras et aurais les yeux pétillants quand je penserai à Flora. S'il le faut, sil la vie m'accompagne encore dans ma quête de cette délicieuse angoisse.
_____Tout ça pour n'être plus qu'un fantôme parmis les fantômes. Je me retrouverai au coin de cette route, sous l'unique lampadaire bordant ce détour mortel, comme il en a toujours été question. On n'y échappe pas. Le destin, vous savez. Il n'y a pas de solution, seulement l'espoir que ça n'arrive pas trop tôt. Mon premier virage était trop violent que j'ai préféré me dispersr afin d'éviter de regarder les dégâts. Aujourd'hui, ils sont là, sous mes yeux. Toujours plus près de moi. J'ai tellement voulu vivre d'autres choses que j'ai perdu l'essentiel en cours de route.



''J'ai la nostalgie d'une de ces vieilles routes sinueuses et inhabitées qui mènent hors des villes... une route qui conduise aux confins de la terre... où l'esprit est libre... ''
Henry David Thoreau

# Posté le mardi 10 juin 2008 02:18

Modifié le vendredi 01 mai 2009 10:59